Blog Vivacadémie

covid-19 optimiste

Oui, au moins sur deux sujets : l’humain et le digital.

pexels-photo-264196-1024x867

Avec toutes les mauvaises nouvelles qui nous submergent, via tous les canaux possibles, difficile d’avoir une lecture optimiste de notre quotidien confiné pour une période encore indéterminée.

Les effets de la crise sanitaire sur le monde en général et sur celui de l’automobile plus proche de nous en particulier sont bien sûr énormes, presque impossibles à mesurer à ce stade : Usines à l’arrêt, stocks immobiles, concessions fermées (ou presque), perspectives économiques pas franchement enthousiasmantes, valeurs résiduelles à risque, marchés en chute libre, je m’arrête là …

Pas grand-chose a priori pour être positif.

Et pourtant je vais tenter de vous donner une lecture qui, je l’espère, éclairera votre vision d’un peu d’optimisme.

1/ Des concessions qui continuent à travailler malgré tout :

De nombreuses concessions ont gardé une activité de dépannage et d’intervention pour tous ceux qui ont besoin de faire entretenir leur voiture, les personnels de santé en tête.

J’en veux pour preuve les communications que vous pourrez lire le matin sur les exemples de maintien d’activité de dépannage et de service à ceux qui en ont besoin.

Si je dois garder un exemple, ce sera celui du Groupe Tressol-Chabrier et cette vidéo trouvée sur leur fil Linkedin (Vidéo sur leur page LinkedIn).

Ou comment continuer une activité après-vente en prenant toutes les mesures de précautions possibles. Bien joué. Vision responsable, rassurante et positive de vos métiers.

Capture-d’écran-2020-04-03-à-16.58.34-1024x603
Groupe Tressol-Chabrier, le travail continue pendant le confinement

2/ Des groupes automobiles au service de leurs communautés :

Les initiatives « humanistes » de groupes auto sont innombrables.

Je suis impressionné par la masse d’élans de générosité et de solidarité des professionnels de l’automobile. Difficile de dire qui a été le plus créatif ou le plus pro-actif, car les exemples sont nombreux.

J’ai choisi les exemples suivants parmi une liste trop longue pour que je les mentionne tous :

Dans le Nord, où Thierry Devos, chez Eurauto a suivi l’initiative du réseau Opel France de mise à disposition d’un véhicule pour une aide-soignante qui en avait besoin :

Capture-d’écran-2020-04-05-à-11.22.06-768x852
Euroto, Thierry Devos, action solidaire

Ou encore, dans la métropole Lilloise, celle du Groupe Dugardin qui a offert son stock de protections (masques, combinaisons, …) à la Protection Civile du Nord.

Capture-d’écran-2020-04-05-à-17.00.56-768x674
Action solidaire Protection Civile, Groupe Dugardin
Capture-d’écran-2020-04-05-à-11.26.12-768x590

Et puis celle du Groupe Andreani (Groupe Car Avenue), dans le Grand Est, épicentre du début de la crise, région particulièrement impactée par la vague Covid-19 qui illustre cet élan de générosité.

Un plan très complet dans lequel des personnels soignants ou des gens exerçant un métier prioritaire pour la communauté, ont en cas de panne immobilisant leur véhicule une possible mise à disposition gracieuse d’un véhicule de remplacement.

Le groupe propose également l’entretien « à prix coûtant » au personnel soignant disposant d’un véhicule des marques du groupe : OPEL, KIA, HYUNDAI, RENAULT ou DACIA, pour leur permettre d’exercer leur métier en toute sérénité.

Rajoutez à cela qu’en moins de 48h, ils ont distribué plus de 13 000 housses de sièges aux infirmiers et infirmières libéraux/ales du Grand Est.

Le Groupe Neubauer, en région parisienne, indique sur LinkedIn avoir donné l’ensemble de ses masques FFP3 à l’hôpital Bichat.

Capture-d’écran-2020-04-05-à-11.51.16-768x883

De son côté, Autodistribution Auto Pièces Atlantique a offert l’intégralité de son stock de masques FFP2 à un centre hospitalier de la région nantaise.

Capture-d’écran-2020-04-05-à-11.46.22-768x882

3/ Des organisations professionnelles mobilisées

Les initiatives locales c’est bien, mais quand de grandes organisations professionnelles fédèrent leurs adhérents c’est encore mieux.

C’est ce qu’a fait le CNPA (Conseil National des Professionnels de l’Automobile), qui regroupe toutes les professions du monde auto : concessionnaires, agents, réparateurs, loueurs, …

Il faut savoir que les masques ou les combinaisons de carrossiers / peintres sont les mêmes que ceux des personnels médicaux. Les professionnels se sont mobilisés sans hésiter, des plus petits aux plus importants.

En ligne avec cette initiative, le site industriel de Toyota France, à Valenciennes, n’a pas hésité à adresser 10 000 de ces fameux masques FFP2 à l’hôpital de Mulhouse.

4/ Le digital. Que ferions-nous, confinés chez nous sans cette fenêtre ouverte sur l’extérieur ? Comment travailler, comment échanger ?

Capture-d’écran-2020-04-06-à-18.36.40-768x311
Etude Kantar

La crise du Covid-19 aura mis en évidence de nombreux aspects positifs du digital :

  • La distanciation sociale nécessaire au ralentissement de la diffusion de la pandémie est difficile à supporter sur le long terme et les outils sociaux sont la réponse aux angoisses de l’isolement.
  • L’utilisation des médias sociaux a augmenté en raison de la crise du COVID-19, car de plus en plus d’utilisateurs se connectent pour rester en contact avec leur famille, leurs amis et leurs collègues.
  • Kantar (société de conseil) révèle dans une étude combien certaines applications en bénéficient. Selon leur enquête menée auprès de plus de 25 000 consommateurs dans 30 pays du 14 au 24 mars, WhatsApp est l’application des médias sociaux qui a connu les gains les plus importants « grâce » au COVID-19.
  • Dans l’ensemble, WhatsApp qui est la propriété de Facebook, a connu une augmentation de 40% de son utilisation, passée d’une croissance initiale de 27% au début de la pandémie, à 41% au cours de la phase intermédiaire.
  • Pour les pays déjà dans la phase récente de la pandémie, l’utilisation de WhatsApp a bondi de 51%.
  • Sur certains marchés, cette utilisation peut être encore plus élevée, a noté Kantar : Par exemple, l’utilisation de WhatsApp en Espagne a augmenté de 76%.
  • Sur toutes les plateformes de messagerie, la croissance de l’utilisation a été la plus importante dans le groupe d’âge des 18 à 34 ans, a également révélé l’étude.
  • De plus, WhatsApp, Facebook et Instagram ont vu une augmentation de 40% de l’utilisation chez cette même population.
  • Dans l’ensemble, l’utilisation de Facebook a augmenté de 37%, tandis que les applications de médias sociaux locaux en Chine ont vu leur utilisation grimper de 58%, dit Kantar.
  • Bonne nouvelle, les internautes ont gardé un sens critique pour trier dans les informations diffusées sur les réseaux sociaux et fréquemment erronées ou franchement mensongères (fake news).
  • Les consommateurs ont indiqué qu’ils ne faisaient pas confiance à leurs réseaux sociaux pour les informations critiques liées au COVID-19.
  • 58% et 48% des répondants au sondage de Kantar, ont considéré les chaînes d’information nationales et les sites Web des agences gouvernementales comme de meilleures options, les identifiant comme une source « fiable » d’informations.
  • Les réseaux sociaux quant à eux, n’étaient considérés comme   « dignes de confiance » que par 11% des consommateurs.
  • A côté de Kantar, Facebook a récemment partagé ses propres données, notant que le nombre total de messages sur sa plate-forme avait augmenté de plus de 50% par rapport au mois dernier. Cela comprendrait Facebook Messenger, Instagram et WhatsApp combinés. Il a également affirmé que le temps passé dans toutes les applications depuis la crise avait également augmenté de 70% et que le temps passé dans les appels de groupe (trois participants ou plus) avait augmenté de plus de 1000% au cours du dernier mois.
  • Bien qu’il ne s’agisse pas exactement d’une comparaison exacte, les statistiques de Facebook confirment le rapport de Kantar sur une croissance importante en mars liée à la pandémie.
  • Facebook a également dû adapter son infrastructure à cette utilisation sans précédent. Auparavant, la société de Menlo Park était capable de garder des services stables lors d’événements majeurs, comme le réveillon du Nouvel An ou les Jeux olympiques, mais dit avoir atteint pendant la crise des niveaux d’utilisation record et très soutenus, ce qui les a obligés à réduire les débits sur les vidéos Facebook et Instagram et à ajouter de la capacité de serveurs pour traiter les besoins.
  • Enfin, je vous suggère de (re)lire ce post sur le blog qui vous éclairera également sur les tendances actuelles concernant la publicité sur les RS : Vivacadémie

5/ Accélération des taux d’équipement : Sur le plan du business numérique la crise du Covid-19 aura des conséquences importantes.

Si les ventes de smartphones ont été très négativement impactées (-38% en Mars) à cause de la rupture de la chaîne de production en Chine et la fermeture de nombreux magasins de revendeurs, les ventes d’ordinateurs portables à particulier ont de leur côté explosé en Europe occidentale où elles ont connu une hausse de 51 %, tandis que les PC de bureau ont augmenté de 9 %.

Pour les produits destinés aux entreprises, la croissance a été encore plus importante, les ventes d’ordinateurs portables enregistrant une hausse de 56 %.

Donc que ce soit en entreprise ou à la maison nous serons encore mieux équipés après la crise qu’avant.

Rajoutons à cela que les téléconférences sont devenues une norme. Plus de contacts physiques, donc besoin impératif de communiquer et idéalement via la vidéo conférence.

Un exemple ? Notre président et ses collègues de la communauté européenne :

Capture-d’écran-2020-04-05-à-17.58.37-768x481
Vidéo Conférence au palais de l’Élysées : Emmanuel Macron.

6/ Vers la fin des grands événements et croissance des présentations virtuelles ?

La propagation du coronavirus a entraîné la suppression d’un nombre incalculable d’événements importants. Dans notre univers ce sont les salons de Genève, Paris, Détroit qui ont été annulés.

La tendance à la disparition de ces évènements coûteux et lourds à organiser ne date pas de la crise actuelle.

Mais il est possible qu’elle mette un coup définitif à l’organisation de ces grand-messes coûtant des dizaines de millions d’€uros aux marques automobiles.

Et la solution est sans doute le « Phygital » (Voir article : Marketing Digital Automobile 2020). En combinant des événements plus petits, plus ciblés, plus interactifs avec les cibles des marques, en association avec des campagnes d’information menées de façon régulière et dynamique sur Internet, les constructeurs peuvent atteindre des objectifs ambitieux de diffusion de leurs nouveautés sans avoir à débourser des sommes folles (et inutiles).
Prenons l’exemple du salon de Genève, annulé 3 jours avant son ouverture à la presse : Pour ce salon McLaren, Bugatti, Aston Martin, ainsi que les marques européennes Audi, BMW et Mercedes-Benz, avaient prévu des événements fastueux pour l’occasion. Tous ont remplacé leurs conférences par des présentations en ligne.

Capture-d’écran-2020-04-06-à-17.56.49-768x426
Conférence de presse du « Salon de Genève » de BMW sur Youtube

L’article du Figaro du 6 Mars dernier en est la démonstration : « L’épidémie du coronavirus a causé l’annulation du premier salon automobile européen de l’année. Les constructeurs se sont repliés sur les moyens de communication digitaux pour présenter leurs derniers modèles. »

Un salon majeur, c’est historiquement, des milliers de journalistes de tous les coins du globe qui débarquent (souvent en avion) pour trois jours de conférences de presse, de tables rondes et de dîners de galas.

Le groupe VW vient d’ailleurs de lancer cette initiative : Le salon auto virtuel. Pas encore 100% au point, et en allemand pour l’instant, mais sans doute la réalité (virtuelle) de demain pour ces événements.

Capture-d’écran-2020-04-06-à-08.30.09-768x359
salon-virtuel-VW
Le salon auto virtuel de VW

Dans un environnement obsédé par les médias sociaux, les piliers soutenant la nécessité d’un salon de l’auto avaient déjà commencé à vaciller.

Les conférences de presse sans fin des salons automobiles étaient autrefois considérées comme essentielles, mais sont désormais diffusées simultanément dans le monde entier via des canaux numériques multiples.

La même chose est arrivée à l’industrie de la mode, où les flux vidéo en « live » et l’impact des influenceurs de plus en plus importants ont presque effacé l’avantage pour de nombreuses marques de maintenir des événements monstrueusement coûteux eux aussi.

7/ Les infrastructures technologiques vont devoir évoluer rapidement. La 5G, vite !

Cette tendance inéluctable vers plus de numérique, accélérée par la crise sanitaire, a aussi mis en évidence un besoin pour la mise en place accélérée d’une technologie de plus haut débit : La 5G.

Les vitesses ultra-rapides de la 5G, ses communications quasi instantanées et sa densité de connexion accrue la rendent idéale pour les interactions à distance, ce qui est devenu une préoccupation majeure pour de nombreuses organisations et entreprises. Et les particuliers également.

Des domaines clés, comme la « télésanté » et la téléconférence, deviennent essentiels pour la vie d’un pays. Et pour l’avenir une société ne pourra se passer d’une infrastructure de travail à distance extrêmement fluide.

Dans cette perspective une connexion 5G fournira une communication en temps réel et ininterrompue, ce qui n’est pas possible avec la plupart des connexions câblées d’aujourd’hui. Sans parler des zones blanches si réelles en France qui n’ont accès à aucun réseau. Lors d’une conférence téléphonique la semaine dernière, l’un de mes interlocuteurs ne pouvant se connecter en vidéo m’a dit « j’ai un débit rural ». Il avait tristement raison.

Et la voiture de demain, connectée à outrance, autonome, communicante sera dépendante de cette 5G. Donc la 5G, n’en déplaise à certains sera une composante de notre environnement très rapidement.

Capture-d’écran-2020-04-06-à-18.03.42-768x398
5G indispensable pour la voiture de demain

8/ Sur Internet le business continue (presque) normalement.

Alors que l’ensemble (ou presque) des points de vente et d’après-vente automobiles se fermaient pour répondre à la demande de confinement, les sites internet de vente de voitures eux sont restés actifs.

Certes il n’est pas possible sur Autosphère ou Zoomcar d’aller au bout du processus d’achat, mais comme sur Vivacar le site occasion de #cgifinance , les contacts laissés par les internautes sont traités en préparation du déconfinement.

Capture-d’écran-2020-04-06-à-18.06.08-2048x714
Vivacar, le business continue pendant le confinement; #Vivacar #CGIFinance

Sur des sites comme Reezocar tout continue comme avant la crise, en télétravail, mais avec des sources d’approvisionnement de pays non confinés ou non, le business est toujours actif.

Ce qui donnera à ceux disposant d’un outil digital performant et d’une équipe en mesure de traiter les demandes à distance un avantage certain au moment de la reprise.

Pour ceux ayant négligé ce canal essentiel, il faudra attendre que les visites physiques reprennent, que les carnets de RV se remplissent et que les vendeurs recommencent réellement à performer. Et ce sera plus lent et plus dur.

Pour illustrer ce que certains distributeurs créatifs sont capables de faire pour préparer la reprise, voici l’exemple du groupe Legrand qui présente les voitures aux clients à distance :

Capture-d’écran-2020-04-07-à-09.07.17-768x358
Techniques de « Télévente » de voitures dans le Groupe Legrand

D’après l’article d’Auto-Info, le temps libre est aussi l’occasion de former les vendeurs à de nouvelles méthodes de vente, comme le « social selling » : « Nous les formons en visio-conférence à la prospection sur les réseaux sociaux, notamment sur LinkedIn et nous allons même mettre un objectif de contacts par jour », indique le dirigeant.


C’est aussi l’occasion de revoir les processus : « Nous passons en revue tous les processus métiers avec nos directeurs de plaque, de la reprise VO aux délais de mise en ligne de nos véhicules sur les infomédiaires ».

Et ce groupe donne également une belle piste pour préparer la reprise, des voituriers pour aller chercher les véhicules des clients.

Toujours selon Auto-Infos, le groupe Legrand prépare également un plan de reprise : « Nous avons commandé des kits de protections sanitaires pour l’ensemble de nos salariés, souligne le dirigeant. Dix jours avant la fin du confinement, nous allons reprendre l’activité après-vente, avec un dispositif de voiturier pour aller chercher les véhicules chez les clients. Nous allons aussi nous appuyer sur un plan marketing agressif sur tous les supports pour reprendre l’activité au plus vite », dit-il. 

9/ Alors ? Y a-t-il des raisons objectives d’être optimistes ?

pexels-photo-156731-768x512
Optimisme et sourire – Photo Pexel.com

OUI, deux fois OUI car les exemples d’humanité et de solidarité démontrés par la filière automobile sont innombrables et que quand tout cela sera derrière nous il restera une somme incroyable d’initiatives qui redonneront à l’industrie d’autres valeurs que celles, plus négatives, que certains voudraient lui attribuer.

Oui, car le basculement encore plus intense sur plus de relations dématérialisées permettra à chacun de trouver un meilleur équilibre dans la gestion de son temps et de ses priorités.

Le plus intéressant de mon point de vue est que la distanciation sociale accompagnée de son accroissement de relations digitalisées par tous les moyens à notre disposition s’est faite avec plus d’écoute, plus de bienveillance, plus de tolérance et donc plus d’humanité.

Ce rapprochement de l’humain et de la technologie restera je crois dans l’avenir comme une des grandes leçons de cette crise sanitaire.

Votre marketing DIGITAL doit en tenir compte.